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Bare Trees in Fog

En 1940 : Les relations entre le Canada et les États-Unis


Publié par la Fondation Carnegie pour la paix internationale


Une longue histoire s'étend de part et d'autre de la plus longue frontière du monde, remontant à la fin du XIXe siècle, lorsque les Canadiens français ont entamé une migration qui allait se poursuivre jusqu'au XXe siècle. Ils sont partis en nombre croissant, jusqu'à atteindre un million, à la recherche de travail aux États-Unis. Il ne s'agit pas seulement d'une histoire économique, même s'il est facile de comprendre que cet aspect puisse être un facteur de motivation pour quitter son pays natal.


Des années plus tard, près d'un million de Canadiens français expatriés, ou membres de la diaspora canadienne-française, ont demandé la citoyenneté pour récupérer ce que leurs ancêtres ont laissé derrière eux. Une fois installés dans leurs communautés aux États-Unis, le retour au pays leur était devenu impossible. Si Robert Frost avait raison lorsqu'il parlait de clôtures et de voisins, les Canadiens d'Amérique ont dû franchir cette barrière, mais le retour s'avérait presque impossible pour la plupart.


Jusqu'à aujourd'hui, la clôture était invisible pour la plupart des Franco-Américains comme moi, profondément ancrés dans une culture riche en langue, en gastronomie et, pour certains du moins, en foi en la patrie. Nous nous sentons moins comme des voisins de part et d'autre d'une frontière que comme des amis, car nous sommes une famille !


Comme tant d'autres, de part et d'autre, je suis perplexe aujourd'hui face à ces tactiques punitives qui ne feront qu'envenimer nos relations à long terme. Comment préserver cette amitié si précieuse pour tant de personnes en misant tout sur une guerre commerciale inutile avec nos voisins ? Même les vaches le savent : c'est absurde, ça ne sert à rien !


Quand tout cela sera enfin réglé, je serai de retour chez moi, de l'autre côté de la clôture, après un été passé dans un quartier chaleureux où la musique et la convivialité étaient omniprésentes. À mon prochain retour, je serai citoyen canadien par filiation. Ce sera comme rentrer à la maison.


À bientôt, Québec!



 
 
 

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